OK, pas d’idée de titre… donc petit revival “à la manière IRC” (pour ceux qui connaissent ce truc vieux comme l’Internet…)
Pas de sujet fixe sous la main, juste plein de petites choses que j’ai envie de raconter. Donc c’est parti
1) Ln prend du grade
Hier, j’ai été à ma première réunion de travail avec la maison-mère. En remplacement de mon miniboss (N+0,5 ^^) qui est au Congo pour affaires. J’étais censée défendre son travail, que j’ai longuement remanié et complété ces deux dernières semaines. Bilan : 2 heures de réunion tout en japonais, et 10 minutes où j’ai parlé en me faisant traduire par mon miniboss japonais (N+0,75 cette fois !), plus réponse aux remarques et questions (très pertinentes au demeurant).
Je me suis même pas endormie.
2) Ln se fait un nomikai (un vrai)
Le genre “Hey, it’s 6 PM, do you want to attend the kickoff party?” : Heu, ça dépend, ça prendra du temps ? “2 hours”. Heu… “Please attend!” …
…
OK.
Résultat : à 18h30, on est dans le restaurant avec chacun une boisson, à 19h ils en sont déjà à 3 bières (et moi je finis ma première), à 19h30 ça a doublé (pour moi aussi), 20h on enchaîne, 20h30 y’en a qui passent au vin, 21h on termine le repas sur un dernier verre, 21h30 on se fait virer (“time exceeded”), la moitié des mecs (2 sur 4 en fait) ne marchent plus droit, mais bon… Le gars de la maison mère paie avec ce qui semble être une carte bleue d’entreprise o_O j’ai pas tout compris. Mais il me semble bien que les autres n’ont pas payé très cher…
Après ça, je me fais offrir un verre par le jeune de l’équipe, que j’avais déjà rencontré au hanabi et qui souhaitait, visiblement, avoir une gaijin pour pouvoir se plaindre tout son soûl de cette société japonaise pourrie (mais j’en reparlerai).
Bilan : Quelque chose comme des bières, un verre de vin et un cocktail… ^^
(Et tout ça à l’oeil, c’est ce qui compte! Ah la la… Je suis perdue…)
3) Les japonais, c’est plus ce que c’était
Allez, pour le plaisir, un extrait des Complaintes du jeune salaryman blasé! Pour situer un peu son point de vue, tout de même, le jeune homme a passé ces deux dernières années à faire le tour du monde. Qui l’a amené aussi bien en Amérique du Sud qu’en Turquie, en passant par quelques semaines en Chine. Et en Europe, bien sûr. Voilà donc ses quelques vérités, sorties du haut de son alcoolémie…
- Les Japonais sont un peuple fermé et raciste… mais c’est pareil partout non? En France aussi (moins quand même, ajoute-je)? Le monde est pourri.
- Et puis quand ils sont pas racistes, ils sont fans. Exemple: les centaines, milliers, dizaines de milliers (etc.) de filles dans des bars à gaijin, à crier à tout va qu’elle adooooooorent les étrangers, qu’elle ne veulent sortir qu’avec un mec qui parle anglais (?!), que c’est comme ça elle adorent les étrangers! Idiotes lobotomisées.
- Les japonais s’excusent tout le temps. D’où une société où chacun se rabaissent. Fait exacerbé par le système de hiérarchie dans le travail notamment. Où on doit lécher les bottes du supérieur pour gagner sa vie. Notamment pendant les nomikai. Mentalité de merde. Stupides hypocrites.
- La politique, ici ? Même pas la peine d’en parler. D’une, personne n’en parle, c’est trop indiscret. De deux, de toutes façons, rien ne changera. Même si l’autre parti est élu. Et puis même si rien ne va, personne ne dira rien. Ca sert à rien. Rien ne change. (etc, etc.)
Ce jeune homme (qui m’a très sympathiquement invité à une des futures soirées de jeunes de la boîte, avec notamment la jeune fille avec qui j’avais sympathisé au feu d’artifice, justement) semble peindre un bien triste portrait du Japon. Cela répond peut-être aux questions évoquées par une certaine lectrice
J’ai eu droit à un exemplaire typique du jeune japonais qui a vu le monde extérieur, et qui non seulement à déjà des critiques à faire à son pays (comme pas mal de jeunes, m’a-t-il dit, qui en ont un peu marre de ce “genre de traditions” = nomikai etc.), mais aussi revient avec l’impression que c’est mieux ailleurs. Enfin, c’est toujours mieux ailleurs, de toutes façons. Il manque un peu de recul, ce petit. ^^
Il m’a cependant fait tilter sur un point. L’admiration des japonais pour l’Occident. Lorsque je lui ai dit qu’il y avait quand même des fans de Japon en France, il m’a dit que c’était pas pareil. Les Français aiment peut-être la culture, la nourriture, les mangas, ce côté du Japon. Les Japonais(es) sont simplement béatement admiratifs. Il m’a raconté que la plupart des étrangers, notamment les Africains, se disaient Américains pour choper de la jeune Japonaise. Mais c’est l’homme blanc qui gagne tous les suffrages. “Admiration of the White Men”, qu’il disait.
Suffit de comparer. Combien de Japanese-wannabe qui se choperont une asiat’ juste parce qu’elle est asiat’ (hummmmm… un ?
) ; combien de Japonaises qui ne veulent pas entendre parler d’autre chose que d’un gaijin ?
(Pardon du sexisme, mais c’est dans ce sens là que je le vois, plutôt ^^)
C’est peut-être pas dans des proportions énormes, les “White-Men addicts”. Mais mine de rien, je pense que ce n’est pas tellement exceptionnel non plus.
Au fond, à force d’avoir une société aussi homogène, les Japonais en viennent à développer des comportements un peu bizarres… ^^

