It’s been a long time, depuis le dernier post, non ?
Qu’ai-je fait depuis ? Un week-end avec mon chéri, à base de fat repas (ou presque), de promenade, de pluie, de musée. Le Tokyo Metropolitan Museum, un truc du genre. Beaubourg c’est quand même incomparable, à côté. Mais bon, pourquoi pas… y’a des trucs pas trop moches malgré tout, et une sympathique expo photo gratuite.
Et ensuite… la semaine. Dure semaine. L’impression de n’avoir jamais assez dormi quand, le matin, je me prends la tête sur un bug du logiciel de calcul, ou de mon code, je ne sais pas encore, j’attends une réponse du grand monsieur qui se penche sur le problème, que je ne recevrai pas avant lundi après-midi, le temps du week-end et d’une visite à Todai.
Un difficile retour à la routine quotidienne peut-être. Le week-end dernier a été bien chargé, et agréable malgré la pluie. A côté de ça, la semaine a été longue, éprouvante mais vide.
Si ce n’est pour une soirée avec deux collègues, qui pourraient être mes parents, et qui voulaient pour l’un me connaître un peu, et pour l’autre me faire connaître, sauf que les jeunes collègues invités ont apparemment pris peur et subtilement décliné l’invitation. Je leur fais peur, il paraît. Mais il paraît aussi qu’ils sont déjà difficiles à sortir pour une simple réunion de travail autour d’un verre après le boulot… Bref, une grande entreprise d’intégration de la jeune génération qui est difficile. Étonnant dans une société japonaise où je croyais que la culture du nomikai était ancrée. Mais il semblerait que la crainte des jeunes s’explique par une peur du chef, une appréhension à avoir à exprimer ses opinions, même face à un chef qui pourtant s’échine à leur faire comprendre que toute opinion est bonne, quelle que soit l’âge ou le sexe ou la formation de la personne. C’est une discussion intéressante que j’ai eue hier soir.
Le lieu était sympathique, je l’ai apprécié dès ma sortie du métro, je n’ai peut-être pas été suffisamment lucide ensuite pour capter l’ambiance réelle du lieu. Akasaka, quartier au nord de Roppongi, avec une présence gaijin non négligeable mais non ostensible, des immeubles de bureaux, de télé (TVS), de banque (HSBC), quartier d’immeubles récents, modernes, rues pavées, piétonnes. Plutôt calme dans les rues, pas de foule, mais des petits cafés, pubs, bars, restos, remplis à craquer. Un peu d’élitisme sans arrogance. L’arty chic, le bobo pas prétentieux. J’ai beaucoup aimé.
C’est accessoirement l’un des quartiers les plus chers de Tokyo, foncièrement parlant, et c’est pas non plus donné pour boire et manger; le cours de la bière est à peine moins élevé qu’à Paris (quoique la bière soit meilleure au même prix), et celui du ramen est équivalent au cours parisien (bol de base à 700 yens, chashu à 1050 yens, mais à ce prix on a le choix du bouillon, de la cuisson des pâtes, de la quantité de poireaux ciboule, du piquant, etc.)
Mais c’est à cent lieues de l’ambiance un poil malsaine de Shinjuku, où, entre les bars à putes de Kabukichô et les jeunes salarymen éméchés, les jeunes nippones habillées comme des idoles, que certains en France diraient qu’elles font tout pour se faire violer, finissent à tituber avec autant de classe que Britney Spears lors de ses meilleurs moments en sortie de beuverie organisée.
C’est moins funky que la jeunesse de Shibuya aussi, où, bien que les filles ne soient pas habillées très différemment, c’est plus le côté jeune et déluré qui ressort, occultant tout le côté dirty insufflé par les enseignes trop racoleuses de Shinjuku.
C’est plus âgé, plus posé. Plus sympa pour retrouver des amis et discuter en paix. De toutes façons, vu les prix, il est plutôt déconseillé de se mettre une caisse dans ce quartier, et puis, ça ferait tâche à côté du Maxim’s de Paris.
En fait, c’est l’idée que je me fais des quartiers branchés (mais tranquilles) de NYC, peut-être que cette ville me plairait, finalement ? (C’est peut-être juste l’imaginaire Sex and the City, que je n’ai jamais regardé…)
Accessoirement, si on veut vraiment se faire une soirée lose par là-bas, il y a quand même la traditionnelle chaîne de karaoké et le pachinko (que j’ai testé!) près de la station Akasaka-mitsuke.
