Archive pour la catégorie ‘Absolutely Unbelievable’

PASMO, Octopus… taspo ?!

Samedi 23 janvier 2010

Non, ce ne sont pas des gros mots !

Ce sont simplement des noms de cartes à puce RFID, c’est-à-dire comme les passes Navigo de notre chère et bien-aimée RATP.

La PASMO est la carte de transport japonaise. On peut y charger un abonnement (comme pour Navigo), mais aussi plus simplement de l’argent, qui est ensuite débité automatiquement selon le trajet effectué, à la sortie du métro. Elle sert aussi à payer dans les distributeurs de boisson, et les petits stands type Relay dans le métro, pour y acheter snacks, boissons, journaux…

L’Octopus est l’équivalent à Hong Kong. C’est aussi la première carte du type dans le monde (source Wikipédia). Elle fait la même chose que la PASMO pour les transports (en offrant de plus une réduction sur les trajets par rapport à l’achat de tickets “classiques”), et son utilisation est beaucoup plus répandue en dehors des transports. De nombreux restaurants et magasins l’acceptent en moyen de paiement. Très pratique, donc ! Il existe même un système pour s’en servir comme badge d’identification à l’entrée d’immeubles (pour le travail ou pour chez soi ?!)

Bon, tout ça pour vous dire quoi ? Parce que dans le fond, on s’en fiche un peu… (bien que je pense que le système est génialissime et devrait être généralisé mahaha).

Et bien, au fil de mes pérégrinations, j’ai découvert il y a peu de temps la carte “taspo” !

J’en voyais le nom écrit un peu partout sans comprendre l’intérêt. J’ai donc, au hasard, tapé le mot dans le-moteur-de-recherche-dont-je-tairai-le-nom-car-ils-sont-bien-assez-connus-comme-ça et je suis tombé sur l’encyclopédie-bien-connue qui m’a fait tout comprendre.

La taspo est une carte d’identification. Elle contient notamment les données sur l’âge du propriétaire de la carte. Pour quoi faire ? Et bien… les Japonais ont introduit ce système il y a un peu moins de deux ans (en Juillet 2008) pour s’assurer que les mineurs n’aient pas accès aux distributeurs de cigarettes !

Elle fonctionne de plus un peu comme une PASMO, permettant aux utilisateurs de la recharger et de payer avec aux distributeurs.

Pourquoi ce nom barbare ? Tout simplement pour faire référence à “タバコパスポート” (tabako pasupôto, “passport cigarettes”).

Ils sont forts, ces Japonais !

Soirée a Victoria Harbour

Samedi 5 septembre 2009

Petit retour sur la soirée plutôt sympa d’hier soir !

Tout d’abord commençons par un description rapide de la-dite soirée. La concept : on loue un bateau, on invite assez de monde pour rentabiliser l’affaire et pas trop pour pas faire couler le bateau, chacun se démerde pour bouffer et on participe tous pour amener de quoi boire !

Maintenant que l’on sait de quoi il en retourne, je peux vous faire le récit de cette soirée.

Sortie du taf à 19h10 environ, je dois filer au MacDo pour prendre de la bouffe pour moi, Charles et un pote de Charles du boulot. En chemin je retrouve un autre stagiaire qui bosse avec moi et qui se rends lui aussi sur la jonque. On commande les MacDo, on récupère Charles et son pote et on file direct vers le port pour prendre le bateau.

On patiente un peu le temps que les gens arrivent et on en profite pour manger. Le bateau approche, on monte et on démarre pour la petite croisière dans la baie Victoria. Le bateau navigue bien. Pas de mal de mer (tant mieux avec l’alcool).

Et la sur les coups de 23h, Captain Haddock (le conducteur du bateau ^^) pète un câble et commence à s’exciter je sais pas pourquoi… Et il tente de nous débarquer dans un coin paumé et surtout 2h avant la fin de la location ! On ne démord pas et après 2 autres coups de bluff de la part du capitaine, on repart vers Central. On arrive à notre point de départ à 00h30. Et la en mode “je suis pas casse couille, mais on a loué jusqu’à 1h”, certain commence à lancer “on descend pas ! On est là jusqu’à 1h !!”. Du coup le conducteur a du comprendre qu’il avait à faire à des petits cons et il a du se dire “ok… jusqu’à 1h”. Du coup on s’est retrouvé à 20m du quai à dériver, sans rien à boire et avec la moitié des personnes qui avait débarqué !!

Finalement j’ai pu reposer pied à 1h du mat. Un peu crevé, je décide de rentrer. J’ai tenté le coup de bluff du métro à 1h… c’est mort. J’ai essayé de voir si des tram’ circulaient toujours… c’est mort aussi. Et comme j’avais décidé de faire mon radin, j’ai choisi de pas prendre de taxi ! Finalement je suis arrivé à 2h30 à mon appart’ mais j’ai quand même rencontré un des traders de mon équipe complètement torché qui m’a bien fait rire.

Bilan de la soirée ? Repérer quels bus vont à North Point…

Raaaaah, ces japonais !!

Jeudi 6 août 2009

Je m’insurge, ça y est. Je m’étais promis d’être calme, ouverte et tolérante. Je m’étais dit que non, mais non, ils ne sont pas si chiants que ça, ces japonais. C’est des asiatiques, ils doivent être un minimum efficaces et pragmatiques.

Ben non, en fait.

Alors je tiens quand même à préciser qu’à la mairie, ils ont été très tolérants et efficaces. Très très, même.

Mais là le souci c’est plutôt la banque.

Deux des plus grandes banques du Japon (je crache : Mitsubishi UFG et Mizuho). Deux énormes bâtiments à Shinjuku Sanchôme. Une petite stagiaire et une adorable secrétaire servant d’interprète. Bonjour, c’est pour ouvrir un compte pour la demoiselle là, qui est stagiaire, non elle n’est pas japonaise, elle est française, et elle va travailler un an dans notre société.
“Ah oui, elle a sa carte de résident ?”
Oui oui, elle l’a obtenue ce matin.
“Elle habite à Shinjuku ?”
Non, mais elle y travaille. Elle habite à Nerima.
“Ah, mais nous sommes désolés, une nouvelle règle dit qu’on ne peut ouvrir de compte avant 6 mois de séjour, nous sommes vraiment navrés, désolés, pardon.”
Ah bon ? Mais la dernière fois avec un Français ça n’avait pas posé de problème.
“Ah bah c’est une règle récente, mais sinon essayez d’aller voir à Nerima, c’est peut-être différent.”

Nerima, c’est 30 minutes de métro. On tente l’autre banque. Bonjour blablabla…
“Ah non désolés, pardon, ce n’est pas possible, il faut attendre 6 mois, blablabla”

Bon. Que faire ? Bah on n’a qu’à aller voir vite fait les téléphones, tant qu’on est dehors, le magasin est à 5 minutes.

A cet instant, gros plaisir quand on voit le nombre de téléphones à 0¥ (dont l’iPhone 3G, 8GB) pour peu qu’on s’engage pour 24 mois. Il fait bon rester longtemps au Japon.

Puis la petite secrétaire me dit, on va faire une dernière tentative à une petite banque, à Shinjuku à côté de la sortie Sud de la gare JR (note : c’est la première personne dans mon entourage qui connaît aussi bien la gare, ou plutôt les multiples gares, de Shinjuku). On marche sous le soleil, il fait chaud, toutes les femmes au foyer de Tokyo sont de sortie shopping (vous voyez ces quartiers touristiques de Paris, genre Champs-Elysées, en semaine ? Y’a du monde, mais c’est que des touristes, souvent. Ben là, pareil, y’a du monde, mais pas un seul touriste ou presque. Bienvenue à Tokyo.)

Shinsei Bank. Petit office. Plus old school (comptoir en plaqué bois, huhu). Cette fois, pas de baratin sur les 6 mois. Mais il faut un hanko, un tampon officiel qui sert de signature. Je n’en ai pas. Il faut un numéro de téléphone personnel aussi. Mais pour avoir un téléphone, j’aurais aimé avoir un compte en banque avant… (Grrrrr.)

Retour bredouille au bureau. Chef pas content. Quelques appels plus tard (à Mitsubishi, banque officielle de la boîte), c’est OK, pas besoin d’attendre 6 mois, venez nous voir demain (dans les bureaux auquels est affiliée l’entreprise cependant, à Yotsuya, 160¥ l’aller pour 2 stations -__-)

Le lendemain, donc, Yotsuya, gros immeuble, tout ça. Un étage complet de guichets, plus d’employés qu’à la mairie. 30 minutes à discuter de paperasse et à remplir. Puis vient le moment de “signer”. Et là, c’est le drame.

Dans la boîte, on a des petits tampons avec notre nom, pour indiquer vite fait qui a lu ou non tel magazine, livre, ou rapport, et signer les corrections éventuelles de manière lisible. Un truc comme ça :

Stamp, avec mon nom chinois.

Stamp, avec mon nom chinois.

Mais un hanko, c’est plutôt comme ça :

Hanko

Hanko

La différence ? Deux : premièrement, c’est le nom sous lequel mes papiers d’identité, carte de résident, etc. sont enregistrés. Deuxièmement, ce n’est pas un tampon déjà encré. On peut ainsi joyeusement utiliser l’encre provided by la banque et autre établissement officiel. Le truc de ouf ? Au Japon, ce petit tampon/cachet (qui existent aussi en Chine, mais que je croyais uniquement utiles pour signer des peintures et calligraphies…), cette petite chose falsifiable et facile à perdre, ce truc, a plus de valeur que vos papiers d’identités et votre signature. Une démarche du genre virement à la banque, avec tous vos justificatifs d’identité mais sans hanko, et ben c’est mort… (témoignage véritable d’un collègue).

Enfin, finalement, il a été décidé que l’autre gentil bonhomme qui sert d’interprète et d’homme à tout organiser, ira lundi matin à la banque, avec ma carte de résident et mon hanko, et ouvrira le compte pour moi.

Merci la compagnie…

PS : et il faut encore que je me décide pour le téléphone, après…

Un vendredi soir à Roppongi

Samedi 25 juillet 2009

Ce vendredi, nous avions rendez-vous avec AB’010 et Papy Guém’né à Roppongi pour prendre un verre. Alors, après une journée de taf/de visite (7h de marche pour notre Didi national), nous nous sommes retrouvés pour boire un café/chocolat avant de partir vers le lieu de RDV. Premier souci : le lieu de RDV, justement. Le coin nord-est du carrefour Roppongi, qu’ils ont dit.

Quand on connaît un peu les plans tournants de Tokyo, on dit assez rapidement que le plan est losesque et qu’on va vite finir par faire des tours de carrefour afin de les retrouver. Ce qu’on a effectivement fait lorsque, 10 minutes après l’heure, on ne les voyait toujours pas ^^

Avant cela, comme on avait un peu d’avance, on est allés dans un resto de sushis (Sushi Zanmai).

Anguille, Temaki au thon, et sushis au saumon. Miam !

Anguille, Temaki au thon, et sushis au saumon. Miam !

Puis, une fois les deux autres retrouvés, on y est retournés… mais pas dans le même. Dans leur deuxième restaurant, dans le même quartier…

On a ensuite bougé vers la piaule de Papy, pour s’enfiler une bouteille de vodka et quelques bières agrémentées du Red Bull gratos. Puis petit tour au combini pour refaire un petit stock.
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Puis AB décide qu’il faut absolument qu’on bouge, et c’est là que ça a commencé à déraper un peu… ^^ On a donc désespérément cherché le Muse bar, en se plantant de numéro sur le plan, on a voulu aller dans un bar à bières belges mais dont on est parti au moment où le mec venait prendre la commande (trop chères les bières), puis quelques rues et une crise de nerf plus loin, voilà Didi qui joue au diplomate pendant une demi-heure pour finalement tomber d’accord sur le fait qu’on ne sera jamais d’accord sur ce qu’on veut faire de la fin de la soirée, et que c’est débile de débattre en plein milieu d’un carrefour.

Finalement, on va au Muse à pied (après avoir retrouvé l’endroit exact sur le plan, qui était en fait totalement à l’opposé de notre première destination). Une fois devant le bar, on tombe sur les potes américains de Papy qui tentent de nous faire rentrer gratos mais qui se font eux-mêmes virer car “You can’t re-enter”. On retente un autre bar, mais entrée 3000¥ non-négociable, 30 minutes avant la fermeture (il était 4h30), et en plus ça puait la gerbe dehors.

Le soleil commence à se lever, on récupère d’autres amis américains et on décide de se faire un sushi en attendant le premier métro pour aller au “fish market”. L’ami américain trop bourré lâche l’affaire pour aller se coucher pendant qu’on se refait le Sushi Zanmai une troisième fois (On remarquera que les serveurs sont les mêmes à 21h ou à 5h du mat’).

5h30, on se croirait à midi, on descend dans le métro presque plein (en tout cas il restait peu de places assises), et direction Shiodome pour le Tsukiji Fish Market de bon matin. Le truc qu’on te conseille toujours d’aller visiter un matin, mais que tu ne fais jamais car 1. Tu te lèves trop tard et 2. Tu pues le poisson toute la journée après. Là, pas de problème :)

Quelques “Fishu Maruketo wa doko desu ka ?” plus loin, nous voilà conduits dans le marché par un petit vieux flic qui nous fait entrer juste à côté du panneau “NO ENTRY”. Hahaha.

Un gros thon.

Un gros thon.

[caption id="attachment_92" align="aligncenter" width="300" caption="Vue de l'allée principale"]Vue de l'allée principale[/caption]
Encore un gros thon.

Encore un gros thon.

[caption id="attachment_94" align="aligncenter" width="225" caption="Véhicule communément utilisé dans le marché. Rapide, maniable, mais dangereux pour le touriste piéton."]Véhicule communément utilisé dans le marché. Rapide, maniable, mais dangereux pour le touriste piéton.[/caption]

Faut absooolument que j’vous raconte…

Lundi 20 juillet 2009

Je vais sauter l’épisode d’hier où je me perds à Ueno pour vous raconter la fin d’aprèm que j’ai passée à Roppongi avec l’ami “bordata” ^^

Contexte : AB’010 vient d’arriver (hier) à Tokyo, me propose une journée de découverte (pour lui faire découvrir plutôt), je lui dis : OK on va voir les jardins près du palais impérial, puis Ginza, puis si tu veux on finira à Roppongi.

Le début est pas passionnant, on a surtout marché comme des brutes.

Par contre, une fois arrivés à Roppongi, épuisés par une marche intensive à travers les collines et en slalomant entre l’ambassade de Suède et celle de l’Espagne – note : ce quartier ressemble vraiment à Hong Kong, autant que Ueno ressemble à Kowloon, mais je développerai ça plus tard – bref, on se dit : y’en a marre on va se poser au premier bar pas trop pourri qu’on trouve.

Bim, j’aperçois un pub en sous-sol. Je me dis : c’est cool, la bière sera OK et puis un pub c’est toujours sympa.

Bim, on se commande une pinte chacun (de Kirin dégueu), au comptoir.

Bim, AB se fait halpaguer par trois gaijins (étrangers, non-japonais) qui lui demandent d’où il vient. Et se fait inviter illico à leur table.

Les trois gaijins sont en fait américains. Et font partie de la marine XD

Ils étaient chacun avec leur litre (oui, un vrai litre métrique, unité SI tout ça) de mojito. Bien entamé ^^.

Ce sont en fait trois marines basés à côté de Hiroshima, qui étaient au Mont Fuji pour un camp d’entraînement, et qui avaient quartier libre aujourd’hui (et aujourd’hui seulement). 20 ans, 23 et 23 ans. Le premier s’est marié en février 2009 et n’a pas revu sa femme depuis. Le second a une petite fille de 5 ans et ne l’a pas beaucoup vue depuis au moins deux ans. Ce mec-là est, au passage, tatoué à un endroit improbable…

Du coup, ils nous ont offert à manger et à boire (enfin, j’ai refusé). Se sont recommandés un litre de mojito chacun. Se sont fait engueuler par leur chef aussi, car ils s’étaient plantés dans l’heure de retour. Et donc, je me retrouve avec trois nouvelles adresses e-mails de marines américains. Cool.